Youpi me revoilou!!
Il n'y a pas si longtemps, je vous avais parlé de Daïtro, groupe emblématique du Screamo à la française. En me replongeant dans d'autres disques proches de ce style, je me suis dit que ça pourrait être bien de faire une sorte de panorama de cette scène, sans être exhaustif (par obligation) ou objectif (par mauvaise fois). Il y a donc des groupes emblématiques dont je ne parlerai pas et d'autres bien moins connus mais dont je vous dirai qu'ils ont sauvé le monde. Oui, oui, et je pèse mes mots.
Déjà, rassurez-vous je ne parle pas ici de musique à mèche pour ados attardés qui s'éclairent à la bougie mais bien d'une musique découlant du HardCore et véhiculant ses idéaux et ses valeurs. Lesquels sont bien éloignés de l'auto-apitoiement pleurnichard et de la prostitution de masse auprès des grosses maisons de disques.
Commençons d'ailleurs par Orchid, ce groupe du Massachusetts sans concession n'a pas plus à voir des mécheux qu'avec Dick Rivers. Leur discours et leur musique sont un affront, un cri de résistance. Ils n'ont sorti que trois albums mais ils sont tous devenus des références, tous publiés par l'excellent Ebullition records. Leur guitariste a par la suite rejoint Ampere, groupe toujours en activité et dont la grosse discographie comporte, outre un seul LP, une quantité de splits avec la fine fleur mondiale de la scène Emo/Screamo (on y retrouve Daïtro). Cela va en énerver certains, mais ce sera tout pour les USA même si j'aimerai dire tout le bien que je pense de Jerome's Dream dont on n'entend jamais parlé et qui pourtant est une comète (1997-2001) dont le passage aura laissé beaucoup de traces. Il existe une disco complète sur deux CD vendue pour rien chez le très bon MusicFearSatan.
Partons maintenant pour l'Europe et plus précisément l'Italie pour parler du grand Raein. Il faut, quand on s'intéresse de près ou de loin à cette scène, écouter avec attention leur excellentissimo Il n'y a pas d'orchestre. Je le dis souvent dans ces pages mais il n'y a pas de mot pour décrire la large palette d'émotions abordées dans ce disque. Il est arrivé à surprendre en étant super bien construit et riche et, dans le même temps, il est empli d'une énergie juvénile simple et direct. Un classique! Un mot rapide sur La Quiete que j’apprécie un peu moins mais qui est un des principaux groupes italiens. On fini avec The Death of Anna Karina, dont la particularité est d'intégrer des sons de claviers et de synthés. Je vous recommande leur premier LP éponyme.
Transition toute trouvée vers la France et The Flying Worker puisqu'ils ont partagé un split 7'' avec The Death of Anna Karina. Le témoignage du groupe rennais est bref, 10 titres en tout, mais au combien intense. Je suis de parti pris mais il me semble bien que c'est un des groupes les plus originaux, avec un son bien à eux et beaucoup de travail sur les ambiances. On ne peut pas omettre de parler d'Amanda Woodward, avec là aussi une originalité dans les sons développés, emprunts de dub et de post-rock. Les textes du groupe de Caen sont aussi très très bien foutus, réfléchis et facilement reconnaissables. Un groupe pas super connu, qui n'a sorti qu'une démo et un 9'', Kiss the Bottle. Il est d'ailleurs, entre autre, constitué d'anciens Flying Worker et Amanda Woodward. C'est un de mes préférés avec des sons bruts de décoffrage et des plans super bien foutus à la batterie.
On part vers le Japon et là ceux qui connaissent au moins un groupe de Screamo connaissent forcément... Envy! Même si depuis quelques années leur son se diversifie vers quelque chose de beaucoup plus post-rock, le chant hurlé est toujours là et toujours aussi reconnaissable. Le groupe est réputé pour ses magnifiques ambiances, pour les cassures superbement amenées entre passages violents et accalmies et les passages de spoken word en japonais. Un groupe qu'il faut voir sur scène, tant ceci est une véritable expérience introspective, quelque chose qui transcende et ce malgré la barrière de la langue. Le groupe existe depuis vingt ans et a déjà sorti cinq LP et une dizaine d'EP et de split, dont un avec les franco-suisses d'Iscariote.
C'est fini pour aujourd'hui. N'hésitez pas à venir m'engueuler en commentaire si votre groupe fétiche manque à l'appel! Stay cannibal and positive...
un blog pour partager ma passion pour les musiques actuelles. rock indé, punk, electro, metal, expérimental, hard-core, etc.
24 juillet 2012
10 juillet 2012
Les 120 journées de Sodom part 1
Aujourd'hui, je m'attaque à un résumé, forcément incomplet, de la discographie de Mike Patton. "Mais pourquoi une référence à Sade?" me direz vous, et bien cela me semble assez expressif quand on parle de l'homme qui enfanta un nombre incalculable de groupes, de projets et de collaborations. En résumé, Mike Patton est un libertin artistique, un touche à tout. Il est partout, parfois là où on ne l'attend pas et souvent pour le meilleur. La liste des gens avec qui il a collaboré depuis 20 ou 30 ans donne le vertige, quelques noms : John Zorn, Merzbow, Dub Trio, Sepultura, The Melvins, Dan the automator, Amon Tobin, Norah Jones, Kid Koala, The Young gods, The X-Ecutioners, Trevor Dunn, Trey Spruance, Dave Lombardo, John Stanier, Dillinger Escape plan, Kaada, etc. N'en jetez plus!
Il fait ou a fait parti de : Mr. Bungle, Faith No More, Fantomas, Peeping Tom, Tomahawk. Il a participé à une vingtaine de disques avec John Zorn ( à différents niveaux, de la simple apparition vocale au réel projet de groupe). Il a également sorti trois albums solo et composé quatre B.O.F.
Dans cette première partie, je ne parlerai que de ses principaux groupes, en faisant l'impasse sur Tomahawk que je n'ai pas eu le temps d'assez écouter et sur Faith No More que je n'aime pas trop.
Nous commencerons donc par Mr. Bungle dont je ne possède que l’éponyme et California, mais je pressens que, dès que j'aurai mis la main sur Disco Volante, il faudra que je vous en parle. Entre le premier et California mon cœur balance, ces deux albums sont vraiment différents l'un de l'autre tant sur le plan des ambiances que du contenu musical. Qui est ? Un mélange détonnant de ska, de metal, de funk, de disco, de surf music et de Klezmer sur l'éponyme, mais tout ça un peu façon copier-coller. Sur California, le mélange est arrivé à maturation, tous ces genres sont noyés pour ne former qu'une musique, celle de Mr. Bungle. Cela peut être difficile de mettre des étiquettes, tant sur cet album la musique ne ressemble qu'à du Mr. Bungle. Et c'est jouissif ! Il se dégage de ce disque une ambiance de FreakShow mélancolique par un soir de pleine lune (si si). A écouter avec curiosité.
Et maintenant Fantomas!!!! Je ne possède que The Director's Cut et Suspended Animation mais j'ai jeté une oreille attentive aux deux autres albums que je n'apprécie pas plus que ça.
The Director's Cut est un ensemble de réinterprétations de B.O cultes (Le Parrain, Rosemary's Baby, etc) à la sauce Fantomas. C'est barré, complexe mais toujours très inspiré et bien foutu. Il y a quelques passages magnifiques comme sur le thème du Parrain et de Rosemary's baby. C'est l'album le plus accessible du groupe, tout simplement parce qu'on connait déjà la plupart des B.O qui servent de bases à la musique. Alors que sur les autres albums, on n'a aucun repère. Comme sur Suspended animation dont les titres sont vraiment très très complexes et touffus bien que ne dépassants que rarement les 1 minutes 30. Il faut apprécier les cassures rythmiques, les changements brusques d'ambiances et le côté bruitiste qui se dégage de la musique, mais pour ceux qui apprécient tout cela ce groupe est une véritable référence. Pour les autres, il y a le côté bourrin et métallique de la musique et, bien sûr et principalement, le fun et la drôlerie du côté cartoon de tout ça. A tout cela, il faut ajouter la performance vocale de Mike Patton. Je n'en ai pas parlé depuis le début de cet article mais c'est un chanteur hors pair, dans quelque registre où il décide de se lancer, comme ici où il utilise sa voix comme un instrument à part entière.
De l'organe du gominé Patton nous aurons grandement l'occasion de reparler dans le chapitre 2 de cet article consacré à ces différentes collaborations. D'ici là, devenez ou restez cannibales!
Il fait ou a fait parti de : Mr. Bungle, Faith No More, Fantomas, Peeping Tom, Tomahawk. Il a participé à une vingtaine de disques avec John Zorn ( à différents niveaux, de la simple apparition vocale au réel projet de groupe). Il a également sorti trois albums solo et composé quatre B.O.F.
Dans cette première partie, je ne parlerai que de ses principaux groupes, en faisant l'impasse sur Tomahawk que je n'ai pas eu le temps d'assez écouter et sur Faith No More que je n'aime pas trop.
Nous commencerons donc par Mr. Bungle dont je ne possède que l’éponyme et California, mais je pressens que, dès que j'aurai mis la main sur Disco Volante, il faudra que je vous en parle. Entre le premier et California mon cœur balance, ces deux albums sont vraiment différents l'un de l'autre tant sur le plan des ambiances que du contenu musical. Qui est ? Un mélange détonnant de ska, de metal, de funk, de disco, de surf music et de Klezmer sur l'éponyme, mais tout ça un peu façon copier-coller. Sur California, le mélange est arrivé à maturation, tous ces genres sont noyés pour ne former qu'une musique, celle de Mr. Bungle. Cela peut être difficile de mettre des étiquettes, tant sur cet album la musique ne ressemble qu'à du Mr. Bungle. Et c'est jouissif ! Il se dégage de ce disque une ambiance de FreakShow mélancolique par un soir de pleine lune (si si). A écouter avec curiosité.
Et maintenant Fantomas!!!! Je ne possède que The Director's Cut et Suspended Animation mais j'ai jeté une oreille attentive aux deux autres albums que je n'apprécie pas plus que ça.
The Director's Cut est un ensemble de réinterprétations de B.O cultes (Le Parrain, Rosemary's Baby, etc) à la sauce Fantomas. C'est barré, complexe mais toujours très inspiré et bien foutu. Il y a quelques passages magnifiques comme sur le thème du Parrain et de Rosemary's baby. C'est l'album le plus accessible du groupe, tout simplement parce qu'on connait déjà la plupart des B.O qui servent de bases à la musique. Alors que sur les autres albums, on n'a aucun repère. Comme sur Suspended animation dont les titres sont vraiment très très complexes et touffus bien que ne dépassants que rarement les 1 minutes 30. Il faut apprécier les cassures rythmiques, les changements brusques d'ambiances et le côté bruitiste qui se dégage de la musique, mais pour ceux qui apprécient tout cela ce groupe est une véritable référence. Pour les autres, il y a le côté bourrin et métallique de la musique et, bien sûr et principalement, le fun et la drôlerie du côté cartoon de tout ça. A tout cela, il faut ajouter la performance vocale de Mike Patton. Je n'en ai pas parlé depuis le début de cet article mais c'est un chanteur hors pair, dans quelque registre où il décide de se lancer, comme ici où il utilise sa voix comme un instrument à part entière.
De l'organe du gominé Patton nous aurons grandement l'occasion de reparler dans le chapitre 2 de cet article consacré à ces différentes collaborations. D'ici là, devenez ou restez cannibales!
24 juin 2012
Les Rois du désert
Bon, j'avais promis que je reviendrai vite, que je publierai plus souvent... Promesse d'ivrogne? En réalité pas vraiment, la nouveauté étant que j'ai beaucoup d'idées d'articles et que je passe du temps à choisir de quel groupe je souhaite parler en premier (la bonne excuse).
Cela fait un moment que j'ai envie d'écrire un truc sur les différents groupes de Josh Homme, que je n'ose pas, parce qu'il y a beaucoup de groupes, beaucoup d'albums et que je n'ai pas encore pu tout écouter. En vrac : Kyuss, Queens of The stone age, Eagles of death metal, la série des Desert Sessions, Them Crooked vultures.
Commençons par le commencement. Josh Homme n'a que 14 ans (!) quand ce qui deviendra Kyuss voit le jour en 1987. Ce premier groupe est bien plus marqué par le metal, par Black Sabbath notamment, que ne le seront les futurs projets du grand Roux. Le groupe a sorti 4 albums et quelques splits et Ep. Je ne connais que Blues For the red sun et Welcome To sky Valley. J'ai une grosse préférence pour ce dernier, concentré de groove, lourd et gras, un album où le psychédélisme sonique toujours très présent ne déborde jamais sur la cohésion des morceaux, cela grâce à des riffs magiques et à Scott Reeder, le bassiste qui faisait ici son entrée dans le groupe. Je me trouve bien embarrassé pour parler de ce groupe et encore plus de cet album tant il est important d'écouter, de se plonger dans les brumes et les vapeurs que dégagent ces morceaux, de se laisser happer par leur côté hypnotique. Une sorte de trip au soleil, avec ses potes.
Quand le groupe se sépare, Homme crée (la femme, ahahah. Pardon) Queens of The stone age. Faut-il en dire plus? C'est bien sûr son projet le plus connu, celui qui a eu le plus de succès, qui a aussi été le plus décrié. Le groupe a aujourd'hui sorti 5 albums, tous bons mais jamais pour les mêmes raisons. En effet, beaucoup de choses ont changé entre le premier album éponyme et Era Vulgaris, pour certains pas forcément en bien mais ce qui est certain, c'est que le groupe construit de façon toujours plus fine un son qui lui est propre, un peu moins stoner, un peu plus pop, plus facile. Personnellement, et même si cela n'est pas très original, mes deux favoris sont Rated R et Songs for the deaf. Le souci est que je serai incapable d'en choisir un plutôt que l'autre, le premier pour le côté sulfureux dans les ambiances et plus rentre-dedans musicalement et peut-être aussi pour la richesse des arrangements, le fait qu'il demande qu'on se plonge dedans avant de le saisir, alors que Songs for the deaf est l'archétype de l'album culte, remplit de tubes, facile d'accès, celui qu'on aime dès les premières écoutes et dont on ne peut plus se défaire. Tout le monde connait les refrains de "No one knows" et de "Go with the flow", l'album est direct, sans artifice, pop dans la noblesse du terme. Puis un jour, le roux rencontre un moustachu.
Les aigles du metal de la mort. Yeah baby! Je ne serai pas objectif, j'adore ce groupe, j'adore les voir sur scène même si Josh Homme ne joue que rarement avec eux, ils sont beaux, ils sont drôles et je veux être leur batteur quand je serai grand. Le groupe a pour le moment sorti 3 LP, je ne connais pas le premier parce que je suis faignant. Aussi, encore par fainéantise, et même si j'adore Death by sexy, je ne vous parlerez que de Heart on. Mais attention, j'ai des choses à dire! J'ai découvert le groupe par cet album parce qu'avant j'habitais sur une autre planète, du coup il a une saveur particulière pour moi, il est lié à mon arrivé dans la capitale et à une période cool de ma vie. Le plus simple pour parler de ce disque? Je l'aime tant qu'il me rend tout chose quand je l'écoute. Dès le premier morceau, je pense déjà à la fin du disque et à "Solo flights" et ses paroles explicites dont je conseille la traduction à mes lectrices. J'évite de mettre ce disque pendant des soirées trop arrosées car j'ai un souvenir brumeux d'avoir fait un strip-tease interminable sur ce morceau. Shoking! Mais essayez de l'écouter à plein volume et peut-être qu'à vous aussi il vous prendra l'envie de vous dévêtir.
Entre 97 et 2003, Josh Homme s'enferme régulièrement en studio avec ses potes (la liste vous ferez rêver) pour enregistrer des jams, des reprises et quelques versions alternatives de futurs titres utilisés dans ses autres groupes. De ces sessions seront publiés dix vinyles 10' sous le nom de Desert Sessions, plus tard réédités sur 5 CD, lesquels sont pour la plupart aujourd'hui assez durs à trouver. Je ne connais que le dernier disque, celui qui rassemble les sessions 9 et 10. Il se dégage de ces enregistrements une sensation vraiment très cool, celle de potes qui se retrouvent pour faire la fête et jouer de la musique sans prise de tête, juste pour le plaisir de faire sonner quelques accords. Du coup, le disque est empli d'un côté direct et groove et transpire le plaisir! Les fans pleurent pour qu'il y ait encore d'autres sessions de ce genre, affaire à suivre...
Pour finir, quelques mots sur Them Crooked vultures. Parlons d'abord du rêve, celui que certains ont peut-être fait : voir Josh Homme et Dave Grohl rejouer ensemble et, tiens pourquoi pas accompagner du bassiste de... Led Zeppelin! Rien que ça, LE allstar band par excellence. Une fois la joie passée de savoir qu'on écoute trois bête de l'histoire du rock qui jouent ensemble, que ce passe-t-il? Et bien, il y a cette collection de morceaux rouleaux-compresseurs, aux structures riches et variées (normal quand on a Dave Grohl à la batterie) et on s'en prend plein les oreilles. Notons la présence dans l'ombre d'un certains alain johannes, orfèvre des arrangements et présents sur presque toutes les production de Josh Homme depuis Rated R.
Ce tour d'horizon des projets de Josh Homme ne serait pas complet sans parler de ses participations aux albums de Mondo Generator, Foo Fighters, PJ Harvey, Fatso Jetson, Mark Lanegan Band, Trent Reznor, Masters of Reality, U.N.K.L.E, A Perfect Circle, Mastodon, The Strokes ou son travail de producteur pour les Arctic Monkeys. On peut dire qu'il ne chôme pas et qu'il fait (généralement) preuve de bon goût.
Comme toujours je vous promets de revenir vite! Soyez curieux, ayez envie de musique et restez cannibales!!
Cela fait un moment que j'ai envie d'écrire un truc sur les différents groupes de Josh Homme, que je n'ose pas, parce qu'il y a beaucoup de groupes, beaucoup d'albums et que je n'ai pas encore pu tout écouter. En vrac : Kyuss, Queens of The stone age, Eagles of death metal, la série des Desert Sessions, Them Crooked vultures.
Commençons par le commencement. Josh Homme n'a que 14 ans (!) quand ce qui deviendra Kyuss voit le jour en 1987. Ce premier groupe est bien plus marqué par le metal, par Black Sabbath notamment, que ne le seront les futurs projets du grand Roux. Le groupe a sorti 4 albums et quelques splits et Ep. Je ne connais que Blues For the red sun et Welcome To sky Valley. J'ai une grosse préférence pour ce dernier, concentré de groove, lourd et gras, un album où le psychédélisme sonique toujours très présent ne déborde jamais sur la cohésion des morceaux, cela grâce à des riffs magiques et à Scott Reeder, le bassiste qui faisait ici son entrée dans le groupe. Je me trouve bien embarrassé pour parler de ce groupe et encore plus de cet album tant il est important d'écouter, de se plonger dans les brumes et les vapeurs que dégagent ces morceaux, de se laisser happer par leur côté hypnotique. Une sorte de trip au soleil, avec ses potes.
Quand le groupe se sépare, Homme crée (la femme, ahahah. Pardon) Queens of The stone age. Faut-il en dire plus? C'est bien sûr son projet le plus connu, celui qui a eu le plus de succès, qui a aussi été le plus décrié. Le groupe a aujourd'hui sorti 5 albums, tous bons mais jamais pour les mêmes raisons. En effet, beaucoup de choses ont changé entre le premier album éponyme et Era Vulgaris, pour certains pas forcément en bien mais ce qui est certain, c'est que le groupe construit de façon toujours plus fine un son qui lui est propre, un peu moins stoner, un peu plus pop, plus facile. Personnellement, et même si cela n'est pas très original, mes deux favoris sont Rated R et Songs for the deaf. Le souci est que je serai incapable d'en choisir un plutôt que l'autre, le premier pour le côté sulfureux dans les ambiances et plus rentre-dedans musicalement et peut-être aussi pour la richesse des arrangements, le fait qu'il demande qu'on se plonge dedans avant de le saisir, alors que Songs for the deaf est l'archétype de l'album culte, remplit de tubes, facile d'accès, celui qu'on aime dès les premières écoutes et dont on ne peut plus se défaire. Tout le monde connait les refrains de "No one knows" et de "Go with the flow", l'album est direct, sans artifice, pop dans la noblesse du terme. Puis un jour, le roux rencontre un moustachu.
Les aigles du metal de la mort. Yeah baby! Je ne serai pas objectif, j'adore ce groupe, j'adore les voir sur scène même si Josh Homme ne joue que rarement avec eux, ils sont beaux, ils sont drôles et je veux être leur batteur quand je serai grand. Le groupe a pour le moment sorti 3 LP, je ne connais pas le premier parce que je suis faignant. Aussi, encore par fainéantise, et même si j'adore Death by sexy, je ne vous parlerez que de Heart on. Mais attention, j'ai des choses à dire! J'ai découvert le groupe par cet album parce qu'avant j'habitais sur une autre planète, du coup il a une saveur particulière pour moi, il est lié à mon arrivé dans la capitale et à une période cool de ma vie. Le plus simple pour parler de ce disque? Je l'aime tant qu'il me rend tout chose quand je l'écoute. Dès le premier morceau, je pense déjà à la fin du disque et à "Solo flights" et ses paroles explicites dont je conseille la traduction à mes lectrices. J'évite de mettre ce disque pendant des soirées trop arrosées car j'ai un souvenir brumeux d'avoir fait un strip-tease interminable sur ce morceau. Shoking! Mais essayez de l'écouter à plein volume et peut-être qu'à vous aussi il vous prendra l'envie de vous dévêtir.
Entre 97 et 2003, Josh Homme s'enferme régulièrement en studio avec ses potes (la liste vous ferez rêver) pour enregistrer des jams, des reprises et quelques versions alternatives de futurs titres utilisés dans ses autres groupes. De ces sessions seront publiés dix vinyles 10' sous le nom de Desert Sessions, plus tard réédités sur 5 CD, lesquels sont pour la plupart aujourd'hui assez durs à trouver. Je ne connais que le dernier disque, celui qui rassemble les sessions 9 et 10. Il se dégage de ces enregistrements une sensation vraiment très cool, celle de potes qui se retrouvent pour faire la fête et jouer de la musique sans prise de tête, juste pour le plaisir de faire sonner quelques accords. Du coup, le disque est empli d'un côté direct et groove et transpire le plaisir! Les fans pleurent pour qu'il y ait encore d'autres sessions de ce genre, affaire à suivre...
Pour finir, quelques mots sur Them Crooked vultures. Parlons d'abord du rêve, celui que certains ont peut-être fait : voir Josh Homme et Dave Grohl rejouer ensemble et, tiens pourquoi pas accompagner du bassiste de... Led Zeppelin! Rien que ça, LE allstar band par excellence. Une fois la joie passée de savoir qu'on écoute trois bête de l'histoire du rock qui jouent ensemble, que ce passe-t-il? Et bien, il y a cette collection de morceaux rouleaux-compresseurs, aux structures riches et variées (normal quand on a Dave Grohl à la batterie) et on s'en prend plein les oreilles. Notons la présence dans l'ombre d'un certains alain johannes, orfèvre des arrangements et présents sur presque toutes les production de Josh Homme depuis Rated R.
Ce tour d'horizon des projets de Josh Homme ne serait pas complet sans parler de ses participations aux albums de Mondo Generator, Foo Fighters, PJ Harvey, Fatso Jetson, Mark Lanegan Band, Trent Reznor, Masters of Reality, U.N.K.L.E, A Perfect Circle, Mastodon, The Strokes ou son travail de producteur pour les Arctic Monkeys. On peut dire qu'il ne chôme pas et qu'il fait (généralement) preuve de bon goût.
Comme toujours je vous promets de revenir vite! Soyez curieux, ayez envie de musique et restez cannibales!!
30 mai 2012
echoes from the sonic youth
Je n'avais pas spécialement prévu cela mais je tiens aujourd'hui à vous parler d'un groupe que j'apprécie particulièrement pour différentes raisons, parfois extra musicales : Daïtro. Le groupe se forme à Lyon autour de 1999 et se sépare en 2009, bien qu'il donne encore quelques concerts de façon ponctuelle comme cela est le cas cette année. Sur cette période de 10 ans, Daïtro sort deux 7'', un EP, quatre splits et deux albums, vous pouvez en trouver le détail sur Discogs.
Je vais me concentrer ici sur les deux LP, en commençant par Laissez vivre les squelettes. Cet album, sorti en 2005 est aujourd'hui un classique du screamo puisque c'est bien de ce style musical qu'il s'agit ici. Mais Daïtro sait y mettre ce qu'il faut de personnalité et d'émotion pour échapper aux clichés, nombreux, relatifs au genre. La musique et les thématiques du disque sont assez sombres, en témoigne le titre "Trois murs pour la salle de torture " qui est une mise en musique d'un poème d'un prisonnier palestinien. Mais malgré certains thèmes difficiles abordés de manière frontale, il se dégage de la musique du groupe une sorte d'espoir, comme la conscience d'une lumière au bout du tunnel. Le fait que chaque émotion soit retranscrite de manière extrême, à fleur de peau, fait ressortir de l'écoute de ce disque avec la sensation d'être vivant, d'avoir goûter à quelque-chose d'humainement puissant. Car ici la violence n'est jamais gratuite ou démonstrative mais bien au service de sensations, d'impressions et de messages même si ces derniers restent assez opaques. Un album au premier abord pas simple à apprécier mais qui, au fil des écoutes, se révèle riche en ambiances, en mélodies et déclencheur de réflexions sur des sujets susceptibles de tous nous toucher à divers degrés.
Passons maintenant au dernier LP, Y. Ce disque a une place importante pour moi car c'est avec cet album que j'ai découvert Daïtro et que j'ai commencé à m'intéresser plus profondément à la scène screamo et emo-hardcore. Il est aussi intimement lié à une période importante de ma vie mais cela tout le monde s'en fout et heureusement (Le Mange-disque cannibale n'ayant pas vocation à être un blog narcissique pour raconter ma vie mais juste à parler de musique). Je pense que ceci est malgré tout important à dire car cet album a une dimension émotionnelle, autant dans les textes que dans la musique, qui frappe l'auditeur et le marque durablement. Les textes sont tout à la fois brutes et porteurs d'une sorte de poésie de l'instant, ils arrivent à être engagés tout en étant intimes et beaucoup plus lumineux que sur les précédentes productions du groupe. Musicalement, la richesse mélodique et rythmique au service des ambiances et du propos de l'album crée un ensemble de morceaux peu vu dans ce style musicale. D'ailleurs, peut-on encore ici parler de screamo ou d'emo sans être terriblement réducteur voire même passer à côté du contenu? Chaque titre développe tour à tour des ambiance math-rock (magnifique pont sur le 7e morceau), noise ou punk sans que cela n'entame la cohésion très forte de l'album. Les références, comme celle au groupe La Rumeur, qui surgissent tout au long des textes sont aussi au service d'un propos riche et construit dans lequel Daïtro nourrit son identité propre. Je pourrai parler des heures de chaque texte, de leur échos philosophiques et de la dimension contemplative de certaines mélodies mais je vous laisse les découvrir par vous-même. En espérant vous avoir donné l'envie de vous pencher sur ce groupe vraiment passionnant.
Le groupe étant splitté, ses membres sont actifs dans plusieurs formations cools comme Bâton Rouge, 12XU ou encore Ancre. jetez une oreille curieuse à tout cela et restez cannibales!
Je vais me concentrer ici sur les deux LP, en commençant par Laissez vivre les squelettes. Cet album, sorti en 2005 est aujourd'hui un classique du screamo puisque c'est bien de ce style musical qu'il s'agit ici. Mais Daïtro sait y mettre ce qu'il faut de personnalité et d'émotion pour échapper aux clichés, nombreux, relatifs au genre. La musique et les thématiques du disque sont assez sombres, en témoigne le titre "Trois murs pour la salle de torture " qui est une mise en musique d'un poème d'un prisonnier palestinien. Mais malgré certains thèmes difficiles abordés de manière frontale, il se dégage de la musique du groupe une sorte d'espoir, comme la conscience d'une lumière au bout du tunnel. Le fait que chaque émotion soit retranscrite de manière extrême, à fleur de peau, fait ressortir de l'écoute de ce disque avec la sensation d'être vivant, d'avoir goûter à quelque-chose d'humainement puissant. Car ici la violence n'est jamais gratuite ou démonstrative mais bien au service de sensations, d'impressions et de messages même si ces derniers restent assez opaques. Un album au premier abord pas simple à apprécier mais qui, au fil des écoutes, se révèle riche en ambiances, en mélodies et déclencheur de réflexions sur des sujets susceptibles de tous nous toucher à divers degrés.
Passons maintenant au dernier LP, Y. Ce disque a une place importante pour moi car c'est avec cet album que j'ai découvert Daïtro et que j'ai commencé à m'intéresser plus profondément à la scène screamo et emo-hardcore. Il est aussi intimement lié à une période importante de ma vie mais cela tout le monde s'en fout et heureusement (Le Mange-disque cannibale n'ayant pas vocation à être un blog narcissique pour raconter ma vie mais juste à parler de musique). Je pense que ceci est malgré tout important à dire car cet album a une dimension émotionnelle, autant dans les textes que dans la musique, qui frappe l'auditeur et le marque durablement. Les textes sont tout à la fois brutes et porteurs d'une sorte de poésie de l'instant, ils arrivent à être engagés tout en étant intimes et beaucoup plus lumineux que sur les précédentes productions du groupe. Musicalement, la richesse mélodique et rythmique au service des ambiances et du propos de l'album crée un ensemble de morceaux peu vu dans ce style musicale. D'ailleurs, peut-on encore ici parler de screamo ou d'emo sans être terriblement réducteur voire même passer à côté du contenu? Chaque titre développe tour à tour des ambiance math-rock (magnifique pont sur le 7e morceau), noise ou punk sans que cela n'entame la cohésion très forte de l'album. Les références, comme celle au groupe La Rumeur, qui surgissent tout au long des textes sont aussi au service d'un propos riche et construit dans lequel Daïtro nourrit son identité propre. Je pourrai parler des heures de chaque texte, de leur échos philosophiques et de la dimension contemplative de certaines mélodies mais je vous laisse les découvrir par vous-même. En espérant vous avoir donné l'envie de vous pencher sur ce groupe vraiment passionnant.
Le groupe étant splitté, ses membres sont actifs dans plusieurs formations cools comme Bâton Rouge, 12XU ou encore Ancre. jetez une oreille curieuse à tout cela et restez cannibales!
24 mai 2012
Progression du domaine de la lutte 1
Ah il est tiré par les cheveux ce titre, j'aime bien. Par contre j'aime moins l'auteur auquel il fait référence, enfin ceci est une autre histoire. Donc, comme vous l'avez, je l'espère, deviné cet article parle de prog, ce sous-genre du rock tant décrié, encensé, qui fait couler tant d'encre depuis maintenant une quarantaine d'année. Comme il y a beaucoup à dire, et même si cela ne sera pas un panorama exhaustif, cet article sera en deux voire même en trois parties. J'espère seulement que je ne vais pas être trop long à écrire la suite puisque toi lecteur avide tu trouve que franchement un dernier article qui date de fin mars c'est franchement du foutage de gueule et je ne peux que te donner raison, mais bon j'avais piscine, alors.
Rentrons dans le vif du sujet, je ne vous parlerai pas ici de Soft Machine pour la simple et bonne raison que je n'arrive pas encore à apprécier ce groupe, ça viendra peut-être je m'acharne, pour l'instant sans succès. J'ai du mal avec les groupes presque intégralement instrumentaux et aussi avec le côté très Jazz de ce groupe. Alors fan de l'école de Canterbury, reviens plus tard. Je vais pour commencer ce panorama vous parler des principaux groupes dont le pic de la carrière se situent dans les 70's.
Pour commencer, penchons nous sur le cas Yes. Oubliez tout de suite la très grande majorité de tout ce qu'ils ont sorti depuis 1978, le groupe perdant de l'intérêt à partir de l'album Tormato sorti cette année là. Pour moi la grande période commence avec Fragile en 72 et finit en 1977 avec Going for the one dont la pochette est soit dit en passant vraiment moche, surtout après celles réalisées par Roger Dean. Sur cette période de six ans, Yes sort cinq albums et un live qui tous marquent l'histoire du prog de façon profonde. Mais au milieu de toutes ces perles, il y en a deux qui brillent plus forts que les autres ((!) Oh oui, prends moi Marc Levy!) : Close to the edge et Tales from topographic oceans. Sur ces deux albums, et pour des résultats dans les deux cas différents, Yes fait tout mieux que tout le monde, ils sont plus techniques, leurs mélodies sont plus belles, les textes sont grandioses et les titres s'étendent en longueur. Sur Close to the edge, c'est encore raisonnable, l'album contient trois morceaux, un de 18 minutes et deux de 10 minutes mais sur Tales from... on dépassent toute idée de mesure, l'album ne contient que quatre titres, c'est un double et il dure la bagatelle de 80 minutes. Je me demande d'ailleurs, surtout en sachant qu'ils ont également sorti l'excellent Relayer la même année, comment ils faisaient pour être si productifs alors qu'à la même époque ils enchainent les tournées marathon. Ces deux albums représentent la quintessence de la musique de Yes, ils osent tout, expérimentent beaucoup, cela d'ailleurs a pour conséquence de beaucoup diviser les fans à l'époque de Tales from..., beaucoup trouvant que le groupe va trop loin. Il est certain qu'il est beaucoup plus aisé de se pencher sur un album comme Close to the edge, plus court mais pas moins intense et avec des idées dans tous les coins.
Ensuite, et là je vous parle certainement de mon groupe prog préféré, un petit détour vers King Crimson. Je vais faire exprès de ne pas évoquer le premier album In the court of the crimson king parce que je ne le connais pas bien et aussi parce qu'il est facile de trouver des milliers de chroniques fouillées de cet album sur la toile certainement plus abouties que ce que je pourrai vous en dire. Les trois chef-d’œuvres des 70's sont Larks' tongues in aspic, Starless and bible black et Red sortis respectivement en 1973 et 74 pour les deux derniers. Sur ces trois albums sont présents les titres parmi les plus emblématiques du roi : "Starless", "Fracture", "The great deceiver" et "Larks tongues in aspic". Ce qui frappe sur ces albums c'est d'abord l'extrême modernité des sons de guitares de Robert Fripp, je pense que jamais auparavant une guitare n'avais eu de sonorités si glaçantes tout en gardant un groove massif. Car chez King Crimson l'alliage batterie-guitare-basse forme, dans les passages les plus brutaux, un bloc compact, rythmique et à la force de frappe quasi tellurique. Important également, ce groupe est certainement le plus expérimental de tous ceux évoqués dans cette première partie d'article mais ceci jamais au détriment de la mélodie ou de l'accessibilité de la musique.
Pour finir, je souhaite évoquer Van Der Graaf Generator dont je ne connais pour l'instant qu'un seul album, Godbluff de 75 mais qui m'apparait déjà comme un des groupes les plus originaux de par la présence de cuivres et d'une énergie quasi punk. Les parties de claviers sont pleines de groove et portent la plupart des morceaux conjointement avec un chanteur pour le moins impressionnant de talent.
C'est fini pour aujourd'hui mais je vous promet sur ma collection de vinyles*que je vais revenir vite, en tous cas plus vite que d'habitude...
Sinon comme toujours restez cannibales!!!
*Moi à 60 ans...
29 mars 2012
La révolte des morts-vivants
Bon je me rend compte que trop souvent je parle de vieux albums ou alors de vieux groupes qui sortent encore des choses nouvelles, mais pas assez régulièrement (enfin si on peut parler de régularité dans la gestion de ce blog... Héhé) de nouveaux groupes ou de trucs vraiment récents.
D'abord, par chauvinisme primaire, parlons d'un groupe français : 7 weeks. Leur nouvel album, qui semble être leur deuxième long format, est en fait une bande original hommage à un film sur la guerre avec des zombies (si j'ai bien tout suivi) et se nomme 7 weeks plays Dead of night. Je ne connais pas du tout ce que le groupe a fait avant mais là chapeau, dans un registre stoner intelligent et qui se permet quelques expérimentations, ils ont tout bon.
On continu avec les américains de Disappears , ils existent depuis 2008 donc ce n'est pas vraiment nouveau, mais je viens juste de les découvrir et je suis en train de petit à petit tomber amoureux. Pour faire vite ils mélangent des influences Krautrock et Psyché, le tout dans un registre assez typé rock 90's (une décennie millésimée). Leur dernier LP en date s'appelle Pre language et est sorti sur Kranky.
Enfin, il faudrait que je vous parle de Pop. 1280. Mais je ne sais pas si je dois, parce que je n'ai pas encore d'avis sur la question. J'écoute, ça me trouble mais de là à savoir si j'aime vraiment, je ne suis pas encore convaincu. En tout cas, leur premier album a pour gentil nom The Horror et est sorti sur le super label Sacred Bones, donc je vous recommande de visiter la page et de découvrir les groupes (dont Zola Jesus dont j'ai déjà parlé ici).
Sinon, comme je ne peux pas m'empêcher de parler de vieux groupes tout le temps, sachez qu'en ce moment il y a plein de nouveaux disques qui sortent. Il faut jeter une oreille attentive aux nouveaux :
Mars Volta
Unsane
Meshuggah
Killing Joke (sortie le 2 avril)
Lee Ranaldo
Corrosion of Conformity
Aucun plantage à l'horizon, tous les nouveaux albums de ces groupes sont de grandes réussites. Je pense que dans la liste il y en a pour tous les goûts. Si vous avez des suggestions, vous pouvez m'en faire part sur la page Facebook du mange disque.
D'abord, par chauvinisme primaire, parlons d'un groupe français : 7 weeks. Leur nouvel album, qui semble être leur deuxième long format, est en fait une bande original hommage à un film sur la guerre avec des zombies (si j'ai bien tout suivi) et se nomme 7 weeks plays Dead of night. Je ne connais pas du tout ce que le groupe a fait avant mais là chapeau, dans un registre stoner intelligent et qui se permet quelques expérimentations, ils ont tout bon.
On continu avec les américains de Disappears , ils existent depuis 2008 donc ce n'est pas vraiment nouveau, mais je viens juste de les découvrir et je suis en train de petit à petit tomber amoureux. Pour faire vite ils mélangent des influences Krautrock et Psyché, le tout dans un registre assez typé rock 90's (une décennie millésimée). Leur dernier LP en date s'appelle Pre language et est sorti sur Kranky.
Enfin, il faudrait que je vous parle de Pop. 1280. Mais je ne sais pas si je dois, parce que je n'ai pas encore d'avis sur la question. J'écoute, ça me trouble mais de là à savoir si j'aime vraiment, je ne suis pas encore convaincu. En tout cas, leur premier album a pour gentil nom The Horror et est sorti sur le super label Sacred Bones, donc je vous recommande de visiter la page et de découvrir les groupes (dont Zola Jesus dont j'ai déjà parlé ici).
Sinon, comme je ne peux pas m'empêcher de parler de vieux groupes tout le temps, sachez qu'en ce moment il y a plein de nouveaux disques qui sortent. Il faut jeter une oreille attentive aux nouveaux :
Mars Volta
Unsane
Meshuggah
Killing Joke (sortie le 2 avril)
Lee Ranaldo
Corrosion of Conformity
Aucun plantage à l'horizon, tous les nouveaux albums de ces groupes sont de grandes réussites. Je pense que dans la liste il y en a pour tous les goûts. Si vous avez des suggestions, vous pouvez m'en faire part sur la page Facebook du mange disque.
1 mars 2012
El Topo
Ça y est, je me décide enfin à poster un nouvel article après avoir un peu trop laisser passer de temps... Je vais donc vous parler de Mars Volta. Pourquoi El Topo ? Parce que je trouve que la musique des deux fous que sont Cedric Bixler-Zavala et Omar Rodriguez-Lopez ferait une B.O parfaite pour un film d'Alejandro Jodorowsky. Plus simplement pour s'en rendre compte, il suffit de lire une de ses BD en écoutant un des albums du groupe. Donc c'est quoi le Topo? Oui oui, si j'ai mis du temps avant de poster cet article, c'est tout simplement parce qu'il fallait que je trouve un jeu de mots pourri pour l'introduire.
Mars Volta se crée en 2001 suite à la séparation de At The Drive-in, groupe texan distillant un post-hardcore mélodique et assez représentatif de ce qui se faisait de mieux dans le genre dans les 90's. Deux des membres partent former Sparta, dont je n'ai pas du tout envie de parler parce que ce n'est franchement pas ma tasse de thé, d'ailleurs je n'aime pas le thé. Enfin ceci est une autre histoire. Le chanteur et le guitariste continuent leur side-project dub, De Facto, qui va vite muter pour devenir Mars Volta avec l'introduction de nouveaux musiciens. Pour le détail de tout ça vous pouvez aller faire un tour sur wikipedia.
On en arrive à ce qui nous intéresse... La bouffe... Ah non ce n'est pas un blog culinaire, merde c'est vrai. Donc la musique... Mars Volta c'est cinq albums, un live, quelques EPs et une flopée de singles. Je ne connais ni le live ni les EPs donc je vais ici me concentrer sur les cinq albums, ce qui représente déjà plus de cinq heures et demie de musique, chaque album étant généralement rempli raz la gueule de son.
On commence par De-Loused in the comatorium, qui, à sa sortie en 2003, a fait couler beaucoup d'encre, certains criant au génie, d'autres au scandale, bref ce premier album ne laissa personne indifférent.La raison ? D'abord, la musique du groupe était loin, très loin de ce à quoi on pouvait s'attendre connaissant At The drive-in, ensuite ça arrivait franchement de nulle-part ce son spatiale, cette voix haut-perchée, ces morceaux à rallonges et ces envolées mélodiques et rythmiques tout droit venues du prog. Ça y est le mot est lâché, Mars Volta dont les deux têtes pensantes venaient du hard-core remettait au goût du jour tout ce que le prog pouvait contenir d'éléments indigestes pour la plupart des gens : complexité, longueur, conceptualisation musicale. Certains hurlèrent à la fumisterie, à la branlette, à la démonstration gratuite. Pourtant, il est facile de se laisser porter par la richesse mélodique et rythmique de "Inertiatic ESP" ou "Televators" et cela est une preuve simple que la musique de Mars Volta n'est pas qu'une démonstration de technique instrumentale.
Deux ans plus tard arrive Frances the Mute, mon préféré, sûrement parce que c'est avec cet album que j'ai réellement découvert le groupe. Tout le monde s'en fout? C'est juste pour vous dire que là, j'aurai du mal à être objectif. Cet album est riche, dense, on se perd dedans et on adore ça, il y a plein d'éléments qui reviennent plusieurs fois tout au long du disque et qui nous servent de balises pour retrouver notre chemin. Que dire d'autre ? Originellement, il n'y a que cinq titres pour 75 minutes de musique mais la version CD est découpé en 12 morceaux.
Vient ensuite Amputechture, qui sort un an et demi seulement après le précèdent. Celui-là, je ne sais pas quoi en dire, je suis en train de l'écouter au moment où j'écris cet article et je suis toujours aussi dubitatif. Ce n'est pas qu'il est pas bien ou que je ne l'aime pas, c'est juste que je n'ai jamais réussi à rentrer dedans alors que pourtant je trouve de chouettes trucs disséminés un peu partout tout au long des huit titres, mais bon quand ça ne veut pas...
Ici arrive The Bedlam in Goliath, encore moins d'un an et demi plus tard. A partir de cet album, on commence vraiment à se demander ce qui pourra freiner la créativité des deux texans. Surtout lorsque l'on sait que depuis 2004, Omar Rodriguez-Lopez sort des albums solos de manière plus que régulière (c'est un euphémisme) puisqu'il en est à vingt et un albums sortis sous son seul nom. Oui oui vous avez bien lu, en huit ans, c'est pas mal. Mais revenons à cet album de Marc Volta sorti en 2008, ici le groupe va plus loin que sur tous ces albums précédents en complexifiant encore d'avantage sa musique, son concept, etc. Ceci est pour l'instant le Lp le plus difficilement assimilable du groupe, il faut vraiment en avoir envie et être patient pour réellement rentrer dedans. Alors il y a bien tous les éléments que l'on trouvait déjà dans les productions précédentes du groupe, mais tout ici est plus extrême, plus jusqu’au-boutiste. Le groupe enrichit encore sa palette sonore en incorporant des éléments empruntés au Krautrock et le tout est servi sous l'étendard d'un concept bizarre parlant de spiritisme, de Ouija. Malgré tout cela, il ne faut pas avoir peur de découvrir cet album car il serait dommage de passer à côté des mélodies que distillent des titres comme "Ilyena" ou "Goliath".
Voilà le petit dernier, Octahedron, sorti en juin 2009. Ce Lp est le plus court du groupe avec ses 50 minutes pour huit titres. Je le perçois comme une sorte de synthèse des quatre disques précédents, il est comme un résumé du son Mars Volta même s'il contient encore, comme toujours, quelques nouveautés comme la présence de morceaux plus folk avec beaucoup de guitares acoustiques. Il me parait être l'album le plus accessible peut-être avec Frances the Mute.
Pour terminer, une bonne nouvelle, le nouvel album sort le 27 mars et a pour titre Noctourniquet, dont vous pouvez admirer la pochette ici et écouter un extrait là.
Mars Volta se crée en 2001 suite à la séparation de At The Drive-in, groupe texan distillant un post-hardcore mélodique et assez représentatif de ce qui se faisait de mieux dans le genre dans les 90's. Deux des membres partent former Sparta, dont je n'ai pas du tout envie de parler parce que ce n'est franchement pas ma tasse de thé, d'ailleurs je n'aime pas le thé. Enfin ceci est une autre histoire. Le chanteur et le guitariste continuent leur side-project dub, De Facto, qui va vite muter pour devenir Mars Volta avec l'introduction de nouveaux musiciens. Pour le détail de tout ça vous pouvez aller faire un tour sur wikipedia.
On en arrive à ce qui nous intéresse... La bouffe... Ah non ce n'est pas un blog culinaire, merde c'est vrai. Donc la musique... Mars Volta c'est cinq albums, un live, quelques EPs et une flopée de singles. Je ne connais ni le live ni les EPs donc je vais ici me concentrer sur les cinq albums, ce qui représente déjà plus de cinq heures et demie de musique, chaque album étant généralement rempli raz la gueule de son.
On commence par De-Loused in the comatorium, qui, à sa sortie en 2003, a fait couler beaucoup d'encre, certains criant au génie, d'autres au scandale, bref ce premier album ne laissa personne indifférent.La raison ? D'abord, la musique du groupe était loin, très loin de ce à quoi on pouvait s'attendre connaissant At The drive-in, ensuite ça arrivait franchement de nulle-part ce son spatiale, cette voix haut-perchée, ces morceaux à rallonges et ces envolées mélodiques et rythmiques tout droit venues du prog. Ça y est le mot est lâché, Mars Volta dont les deux têtes pensantes venaient du hard-core remettait au goût du jour tout ce que le prog pouvait contenir d'éléments indigestes pour la plupart des gens : complexité, longueur, conceptualisation musicale. Certains hurlèrent à la fumisterie, à la branlette, à la démonstration gratuite. Pourtant, il est facile de se laisser porter par la richesse mélodique et rythmique de "Inertiatic ESP" ou "Televators" et cela est une preuve simple que la musique de Mars Volta n'est pas qu'une démonstration de technique instrumentale.
Deux ans plus tard arrive Frances the Mute, mon préféré, sûrement parce que c'est avec cet album que j'ai réellement découvert le groupe. Tout le monde s'en fout? C'est juste pour vous dire que là, j'aurai du mal à être objectif. Cet album est riche, dense, on se perd dedans et on adore ça, il y a plein d'éléments qui reviennent plusieurs fois tout au long du disque et qui nous servent de balises pour retrouver notre chemin. Que dire d'autre ? Originellement, il n'y a que cinq titres pour 75 minutes de musique mais la version CD est découpé en 12 morceaux.
Vient ensuite Amputechture, qui sort un an et demi seulement après le précèdent. Celui-là, je ne sais pas quoi en dire, je suis en train de l'écouter au moment où j'écris cet article et je suis toujours aussi dubitatif. Ce n'est pas qu'il est pas bien ou que je ne l'aime pas, c'est juste que je n'ai jamais réussi à rentrer dedans alors que pourtant je trouve de chouettes trucs disséminés un peu partout tout au long des huit titres, mais bon quand ça ne veut pas...
Ici arrive The Bedlam in Goliath, encore moins d'un an et demi plus tard. A partir de cet album, on commence vraiment à se demander ce qui pourra freiner la créativité des deux texans. Surtout lorsque l'on sait que depuis 2004, Omar Rodriguez-Lopez sort des albums solos de manière plus que régulière (c'est un euphémisme) puisqu'il en est à vingt et un albums sortis sous son seul nom. Oui oui vous avez bien lu, en huit ans, c'est pas mal. Mais revenons à cet album de Marc Volta sorti en 2008, ici le groupe va plus loin que sur tous ces albums précédents en complexifiant encore d'avantage sa musique, son concept, etc. Ceci est pour l'instant le Lp le plus difficilement assimilable du groupe, il faut vraiment en avoir envie et être patient pour réellement rentrer dedans. Alors il y a bien tous les éléments que l'on trouvait déjà dans les productions précédentes du groupe, mais tout ici est plus extrême, plus jusqu’au-boutiste. Le groupe enrichit encore sa palette sonore en incorporant des éléments empruntés au Krautrock et le tout est servi sous l'étendard d'un concept bizarre parlant de spiritisme, de Ouija. Malgré tout cela, il ne faut pas avoir peur de découvrir cet album car il serait dommage de passer à côté des mélodies que distillent des titres comme "Ilyena" ou "Goliath".
Voilà le petit dernier, Octahedron, sorti en juin 2009. Ce Lp est le plus court du groupe avec ses 50 minutes pour huit titres. Je le perçois comme une sorte de synthèse des quatre disques précédents, il est comme un résumé du son Mars Volta même s'il contient encore, comme toujours, quelques nouveautés comme la présence de morceaux plus folk avec beaucoup de guitares acoustiques. Il me parait être l'album le plus accessible peut-être avec Frances the Mute.
Pour terminer, une bonne nouvelle, le nouvel album sort le 27 mars et a pour titre Noctourniquet, dont vous pouvez admirer la pochette ici et écouter un extrait là.
Inscription à :
Articles (Atom)