J'ai fini Twin Peaks hier. J'étais un peu triste mais surtout soufflé. C'est de loin, de très loin, l'objet télévisuel le plus jusqu'au-boutiste et extrême que j'ai vu de toute ma vie. C'est au-delà de tout, angoissant, violent, drôle, certes, mais très expérimental, porté par des effets spéciaux moins réalistes qu'oniriques et esthétiques, avec un côté rétro nous rappelant les premiers effets numériques.
Et puis l'histoire, dix-huit heures d'errance à travers les Etats-Unis partant dans des dizaines de directions mais réussissant à nous porter parce que Lynch sait faire naître la certitude qu'il sait ce qu'il fait et où il va même si, peut-être, ce n'est finalement pas le cas. Réussir à faire regarder à la télévision une série avec des épisodes entiers sans dialogues et sans histoire, savoir se baser tour à tour sur l'image et son pouvoir ou et sur une chronologie inédite puisque ayant commencé il y a plus de vingt-cinq ans, quel exploit !! Pourtant, rien n'est jamais acquis, on se demande souvent ce qu'on est en train de regarder et si la série répond à de très anciennes questions aujourd'hui ancrées dans la culture populaire, elle en pose des dizaines d'autres. La fin n'est pas une fin alors qu'on sait qu'il n'y aura plus de suite.
Malgré cela, malgré la frustration d'une attente non comblée, on sort de ces dix-huit heures comme d'un songe fascinant qu'on peine à s'expliquer. Le mystère Twin Peaks n'a jamais été aussi dense, les réponses apportées aussi satisfaisantes soient-elles ne sont que des images de surface derrière lesquelles de nouveaux labyrinthes de questions se creusent. David Lynch et Mark Frost ont réussi à rendre hommage à leur bête polymorphe tout en concassant leur jouet et les attentes des fans. Là où, il y a vingt-cinq ans, l'oeuvre jouait avec les codes des séries en changeant définitivement la face de la fiction télévisuelle, cette dernière saison change ce qu'est Twin Peaks et tout ce qu'on pouvait en attendre est révolutionné. Quand on se souvient que la presse craignait le fan service et le ramollissement, Lynch n'a ni fait cela ni tenté de révolutionner le monde des séries mais a utilisé son bébé comme une balle rebondissante (spolier), s'amusant de l'infinité des possibles que la bête Twin Peaks portait en embryon. Avec moins de 300 000 téléspectateurs devant leur poste pour chaque épisode, la série est à la fois un échec et le plus inestimable cadeau que le réalisateur pouvait nous faire : n'écouter que son envie et donner libre cours à son exploration d'un univers multiple qui restera le plus infini cauchemar que la télévision nous ait offert.
Pour la rentrée, sois cannibale !
un blog pour partager ma passion pour les musiques actuelles. rock indé, punk, electro, metal, expérimental, hard-core, etc.
7 septembre 2017
20 juillet 2017
Épuration esthétique
Aujourd’hui, à la demande générale des chats du quartier et surtout
de ma voisine qui adore que j’écoute Karate en boucle, le post d'aujourd’hui
inaugure une nouvelle rubrique (qui en fait existe déjà mais qui n’avait pas de
nom (tu suis ? (triple parenthèse par amour des bonnes choses))) :
Désordre esthétique. Je vous vois déjà, vous tortillant d’extase à cette
nouvelle « oh oui, tonton cannibale, une nouvelle rubrique ». Point
de musique ici mais du goût pour le beau, de la passion pour l’image, du
fétichisme pour l’emballage, de l’amour pour la photo, bref, du style, des
couleurs, des typos, de la classe et des pochettes d’albums qu’on pourrait
regarder pendant des heures. Pour baptiser cette nouvelle vieille rubrique,
nous allons parler minimalisme, épuration, beauté par le peu.
Certains esprits extrémistes ne sont pas loin de penser que
pour faire une pochette de disque parfaite, il suffit de deux couleurs et d’une
typo choisies avec une science de l’agencement touchant au miracle. Ces gens de
goûts sont à l’origine d’une des vérités qui fait que le monde peut parfois
échapper à la laideur. Il suffit de se souvenir de 13 Songs de Fugazi pour se dire qu’il n’y a pas besoin de faire
beaucoup pour obtenir la perfection. Et comme le monde est bien fait et que la
logique réussi parfois l’étrange parie de s’inviter à la table du chaos, le hardcore
étant lui-même l’art de faire beaucoup avec peu, on comprend pourquoi le
premier exemple qui nous vient est le chantre du HxC made in Washington DC.
Bien des gens (pour le meilleur et le pire) derrière les visuels de groupes se
réclamant être les héritiers d’un certain esprit DIY punk et hardcore se sont
de tous temps essayés à la beauté qui tient à peu, à l’unique couleur qui fait
tout, à la ligne qui étant seule est une ligne que l’on remarque et qui nous
raconte des choses.*
Une bonne pochette d’album n’a, du moins à l’origine, pas
vocation à devenir un poster, une image qui se suffit à elle-même, elle ne doit
être que comme l’étiquette sur une bouteille ou plutôt, elle est le couvercle d’une
boite de pandore et n’est qu’une illustration d’un contenu. En cela, elle est
un format idéal pour l’abstraction, l’apparition d’aucune information n’étant
finalement nécessaire en son sein puisqu’elles peuvent être présentent
ailleurs, sur la tranche du boitier du disque ou sur un sticker. Les exemples
sont nombreux de disques à la pochette immaculée ou même sans pochette du tout.
Mais comme dit plus haut, les plus belles sont composées de deux ou trois
éléments : texte, couleur, photographie.
Je ne peux m’empêcher de citer une nouvelle fois Karate dont
les pochettes de Some Boots et Pockets sont des chefs-d’œuvre du genre.
La première et ses deux couleurs qui englobent une photographie, les verticales
qui se répondent et les jeux de couleurs sur la typo sont un miracle de
création visuel qui illustre à merveille le contenu du disque. La deuxième a l’idée
géniale d’utiliser un schéma pour toute illustration et de le présenter sur un
fond gris. La sobriété étant dans ces exemples un outil esthétique entièrement
au service d’une façon de faire, elle est une philosophie du carcan comme base
de création. Le minimalisme d’une pochette d’album devient alors un reflet de
ce que peut être la musique quand elle est limitée par une contrainte. Il est
un miroir à la question de tous temps : que peut-on faire de nouveau quand
ne dispose que d’une batterie, d’une guitare, d’une basse et d’un micro ?
Il est plaisant de se balader dans sa discothèque et d’y
chercher ces pochettes qui font tout avec peu et qui par leur simplicité apparente
sont le reflet parfait des disques qui finissent par devenir une partie
intégrante de nous-mêmes. Ils sont comme une photo ou un tableau qu’on garde
accrochés longtemps sur un mur, chaque fois que l’on pose un disque sur une
platine, le premier élément qui compose cette action est un fait visuel qui
nous guide. Et il est amusant de se rendre compte que souvent lorsque l’on
oublie le nom d’un groupe, il suffit de se représenter sa pochette dans notre
tête pour se le rappeler. Bien sûr, plus la pochette est épurée, plus cette
gymnastique est aisée.
*Certains esprits chagrins me diront qu’ailleurs ou même
avant, sous d’autres latitudes musicales, on faisait déjà dans l’épuration. Ils
me citeront les Beatles, Metallica et d’autres. Je leur répondrai méchamment
que l’album blanc est blanc pour faire couler de l’encre et n’est que le fruit
d’une démarche marketing, ils me répondront que je suis de mauvaise foi, ils
auront peut-être raison sur ce point mais pas sur la question qui nous
intéresse aujourd’hui.
1 juin 2017
Le Lit est dans l'océan
Et puis un jour, Karate.
Il y a des groupes très rares, de ceux qui portent en eux
une certaine magie. Chez certains, cette magie se mérite et se révèle au bout
d’un quasi parcours du combattant avec, à l’arrivée, la satisfaction de
comprendre et d’apprécier quelque chose de supérieur, à la beauté complexe. Et
puis il y a ceux, peut-être plus rares encore, dont la magie apparaît
instantanément, comme une évidence, sans jamais faiblir, constante dans chaque
note, à chaque écoute. On les découvre et ce qu’on entend apparaît tel que chez
ceux qu’on aime et qu’on écoute depuis toujours. Ils font tout de suite partie
de nous. Karate est de ceux-là. Il y a quelques semaines, j’ai écouté un disque
d’eux presque par hasard. Beaucoup de disques tournaient chez moi et d’un coup,
il n’y eu plus rien à faire, il n’y eu plus que Karate.
On pourrait dire d’eux que c’est un peu Pinback en plus
lo-fi ou 31 Knots en moins mathématique, mais on aurait finalement rien dit.
Sur leurs trois premiers disques, une certaine orfèvrerie pop vous fait de
l’œil pendant que la complexité rythmique s’occupe de rendre chaque morceau
assez dense pour être toujours passionnant. Le tout a souvent des tournures
rappelant la sécheresse d’un Fugazi tout en étant capable de vous balader sur
les terres du jazz le plus aventureux. On pense aux vieux Tortoise au détour
d’une intro et on finit par comprendre que Karate est beaucoup plus que la
somme de ces petites choses qui nous en rappellent d’autres.
Sur In Place of Real
Insight et The Bed is in the Ocean, deux
pics de leur discographie, chaque riff, break ou mélodie de chant semble
parfaitement à sa juste place, tout semble couler de source et il n’y a jamais
rien de trop, aucun remplissage. Les deux disques apparaissent alors comme
touchés par la grâce, celle d’un rock indé à la modestie artisanale, ouvragée. De
la magie. Puis, on réécoute, on s’habitue, on attend telle cassure, telle
phrase chantée en début de morceau (« On Cutting », sublime), on
prend ses aises et cette collection de morceaux devient un labyrinthe duquel on
a appris à toujours savoir sortir mais dans lequel on aime à courir, jouer à se
perdre. On se demande alors : comment c’était la vie sans Karate ?
On se met tous au Karaté, on est tous cannibales.
5 avril 2017
Demande à la poussière
Ils sont quatre, ils sont beaux, ils sont de Pennsylvanie,
aujourd’hui on déblatère noise avec Pissed Jeans et le petit nouveau Why Love Now.
La question qui est sur toutes les lèvres, de ceux qui
savent que le seul groupe noise encore vivant à être signé sur Sub Pop et
valant qu’on s’y intéresse (Metz peut aller se rhabiller) est Pissed Jeans, est la suivante : comment fait-on pour pondre un album qui sorte du lot quand
on arrive, déjà, à son 5e disque ? C’est tout simple, il suffit
de sortir son meilleur disque. Facile, non ?
D’abord, Pissed Jeans réussi à se dépasser lui-même en osant
aller un peu ailleurs, comme sur « I’m A Man » et son spoken Word sur
fond de martellement martial, très réussi pour un truc chez eux pas du tout
habituel. Il y a aussi, au rayon des grandes réussites, l’introductif
« Waiting On My Horrible Warning » donc le cri introductif
terriblement jouissif, la lourdeur marécageuse et l’emphase impressionnent dès
les premières écoutes.
Ensuite, ça tombe sous le sens, il faut du tube, des trucs
qu’on a envie de retrouver. Pour cela, « The Bar Is Low » fait plutôt
bien le taf, ça va vite et directement où là où ça fait boom, du tout bon. Mais
le grand gagnant rayon morceau parfait c’est « Love Wthout Emotion »,
dès le break de batterie qui entame le morceau, on sait que ça va être comme on
aime et puis tout se déroule ensuite de façon miraculeuse, du grand art, et puis
ce refrain, cette mélodie (oui, oui, de la mélodie).
Il y a encore beaucoup d’autres choses sur ce lp, le riff
qui tronçonne de « (Won’t Teel You) My Sign », le slow
« Activia » (non je déconne) qui conclut l’album comme il a commencé,
dans une lenteur poisseuse. Jamais un disque de Pissed Jeans ne m’avait semblé
aussi bavard, varié mais toujours juste, at surtout addictif comme ne peuvent
l’être que les meilleurs. Ajouter à ça une production signée Lydia Lunch et
Arthur Rizk (des noms qu’il est assez étonnants de retrouver ici (le second
officiant généralement dans le metal)) qui sert totalement l’âpreté de la
musique de Pissed Jeans et vous obtenez ce qui n’est pas loin d’apparaitre
comme leur meilleur disque. Et ça, avouez que c’est fou, non ?
(MAJ : "Activia" n'est pas le dernier titre de l'album mais bien le pénultième mais on s'en fout, ça change rien.)
(MAJ : "Activia" n'est pas le dernier titre de l'album mais bien le pénultième mais on s'en fout, ça change rien.)
15 mars 2017
Near Death Experience
Il était une fois un type que je pensais être un musicien parmi d'autres, pas forcément sans talent mais noyé dans la masse et puis un jour j'ai écouté sa musique (on est con des fois...). Ce type c'est Emil Amos et aujourd'hui je gratte sur Holy Sons, son bébé solo.
Si vous avez déjà eu l'impression, en écoutant un disque seul le soir, que quelqu'un s'adressait à ce que vous avez de plus intime en vous, l'enveloppait de sons pour le protéger et le tenir bien au chaud, vous avez de la chance. Quand j'ai écouté un disque de Holy Sons pour la première fois, je me suis tout de suite senti non pas chez moi, mais en moi-même, jusqu'à parfois sentir cette musique, cette voix, atteindre des régions insoupçonnées de mon espace mental, allant chatouiller mes synapses et les réveiller en leur chuchotant des choses qui font du bien. Je n'arrête pas de le dire ici mais c'est un des miracles de la musique que cette capacité, sans cesse renouvelée, à nous émouvoir. Et l'oeuvre de Holy Sons est assez vaste et possède assez de recoins pour nous tenir par la main pendant de longs mois.
Jetez-vous sur I Want To Live A Peaceful Life, la porte d'entrée idéale vers ce folk un peu Lo-Fi (Emil Amos y joue la totalité des instruments), un peu psyché mais jamais trop. Il y déroule des mélodies qui font fondre notre environnement direct pour nous faire entrer dans une musique qui paraît toujours simple mais est touchée par une grâce venue de derrière les choses. C'est la grande qualité des compositions du sieur Amos, ce côté psychédélique un peu lointain, toujours au service d'une narration folk parfois très sombre mais toujours habitée. Ecoutez "Family Man", prenez le temps de vous y arrêter et vous verrez qu'on touche ici à un pouvoir rare, à une dimension spirituelle de la musique telle qu'on la trouve dans le meilleur du grand (du très grand) Neil Young.
Il me faut aussi parler de Decline Of The West, le disque suivant, fait de morceaux sonnants peut-être un peu moins folk du fait d'une boite à rythmes omniprésente, mais certainement pas moins habités. Les mélodies de chant se font ici plus travaillées, l'orchestration plus pop et le disque dans son ensemble est plus varié. Avec ces deux disques, on possède déjà le Graal mais on ne doit pas pour autant se priver de Survivalist Tales, The Fact Facer ou du dernier né In The Garden. Ils ont tous quelques petites choses précieuses à offrir. Amen.
"Sur le plan spirituel, toute douleur est une chance; sur le plan spirituel seulement." Emil Michel Cioran
Y a-t-il autre chose à faire qu'être cannibale ?
29 décembre 2016
Slacker, A top model for 2016
Avec amour mais dans le désordre :
-Aluk Todolo : Voix
-Swans : The Glowing Man
-Tortoise : The Catastrophist
-Cult of Luna/Julie Christmas : Mariner
-Rêche : Rêche
-Vektor : Terminal Redux
-Subrosa : For This We Fought The Battle of Ages
-Horseback : Dead Ringers
-Brain Tentacles : Brain Tentacles
-DIllinger Escape Plan : Dissociation
-Candiria : While They Were Sleeping
-Super Unison : Auto
-Venomous Concept : Kick Me Silly VCIII
-Gorguts : Pleiades Dust
-Mike and the Melvins : Three Men and a Baby
-Zhrine : Unortheta
-NOFX : First Ditch Effort
-Thalia Zedek Band : Eve
-Michel Cloup Duo : Ici et Là-bas
-Papier Tigre : The Screw
-Deathspell Omega : The Synarchy of Molten Bones
-Blut Aus Nord/Aevangelist : Codex Obscura Nomina
-Antaeus : Condemnation
-Bölzer : Hero
-Khemmis : Hunted
-Violent Magic Orchestra :Catastrophic Anonymous
-Swans : The Glowing Man
-Tortoise : The Catastrophist
-Cult of Luna/Julie Christmas : Mariner
-Rêche : Rêche
-Vektor : Terminal Redux
-Subrosa : For This We Fought The Battle of Ages
-Horseback : Dead Ringers
-Brain Tentacles : Brain Tentacles
-DIllinger Escape Plan : Dissociation
-Candiria : While They Were Sleeping
-Super Unison : Auto
-Venomous Concept : Kick Me Silly VCIII
-Gorguts : Pleiades Dust
-Mike and the Melvins : Three Men and a Baby
-Zhrine : Unortheta
-NOFX : First Ditch Effort
-Thalia Zedek Band : Eve
-Michel Cloup Duo : Ici et Là-bas
-Papier Tigre : The Screw
-Deathspell Omega : The Synarchy of Molten Bones
-Blut Aus Nord/Aevangelist : Codex Obscura Nomina
-Antaeus : Condemnation
-Bölzer : Hero
-Khemmis : Hunted
-Violent Magic Orchestra :Catastrophic Anonymous
Rééditions :
-White Zombie : It Came from NYC
-Blonde Redhead : Masculin-Féminin
Concerts :
-Aluk Todolo à l'église Saint Merry
-Clutch au Trianon
-David Gilmour au château de Chantilly
-Shellac à la Gaité Lyrique
-David Gilmour au château de Chantilly
-Shellac à la Gaité Lyrique
-Tortoise à Villette Sonique
-Unsane à Main d'Oeuvre
-Unsane à Main d'Oeuvre
-Subrosa à l'Espace B
Films :
-La Fille Inconnue
-Midnight Special
-Premier Contact
-Premier Contact
-Café Society
-Elle
-Elle
-L'Avenir
3 décembre 2016
Il était une fois en Amérique
A-t-on besoin d'autre chose, à l'approche des fêtes de Noël, que de dope, de flingues et de faire des câlins dans la rue ? Aujourd'hui, nous parlons de Dope Guns 'N' Fucking In The Streets, la mythique série de 7 pouces d'Amphetamine Reptile Records, récemment rééditée sur un double CD rempli raz la gueule.
Pas moins de 47 groupes et autant de titres pour ce jalons des 90's, des noms aujourd'hui incontournables tels que Mudhoney, Melvins, Jesus Lizard, Today Is The Day, Helmet, Jawbox, Unsane et Chokebore. Des choses un peu moins connues mais tout aussi folles : Tar, Calvin Krime, Steelpolebathtub, etc. Ainsi compacté sur deux disques, on s'en rend compte que tout cela forme la crème du rock indé ricains (mais pas que) de la décennie fluo (oui, c'est un terme sociologique).
Tout à fait objectivement, "Basement Life" de Superchunk, "Lotion Pocket" de GodHeadSilo et "Fight Song" de Calvin Krime justifient à eux seuls l'intérêt de l'ensemble. Mais la totalité des groupes présents sont une photographie d'une certaine idée du rock indé, un peu noise et un peu fou fou. On passera sur le packaging de pingre, avec rien d'autre que la liste des morceaux (truffée d'erreurs) dans un boitier bien cheap car le plaisir d'avoir tous les volumes de la série dans un seul et même disque est une bonne alternative pour les collectionneurs fainéants.
Mets des disques sous le sapin et sois cannibale !
Pas moins de 47 groupes et autant de titres pour ce jalons des 90's, des noms aujourd'hui incontournables tels que Mudhoney, Melvins, Jesus Lizard, Today Is The Day, Helmet, Jawbox, Unsane et Chokebore. Des choses un peu moins connues mais tout aussi folles : Tar, Calvin Krime, Steelpolebathtub, etc. Ainsi compacté sur deux disques, on s'en rend compte que tout cela forme la crème du rock indé ricains (mais pas que) de la décennie fluo (oui, c'est un terme sociologique).
Tout à fait objectivement, "Basement Life" de Superchunk, "Lotion Pocket" de GodHeadSilo et "Fight Song" de Calvin Krime justifient à eux seuls l'intérêt de l'ensemble. Mais la totalité des groupes présents sont une photographie d'une certaine idée du rock indé, un peu noise et un peu fou fou. On passera sur le packaging de pingre, avec rien d'autre que la liste des morceaux (truffée d'erreurs) dans un boitier bien cheap car le plaisir d'avoir tous les volumes de la série dans un seul et même disque est une bonne alternative pour les collectionneurs fainéants.
Mets des disques sous le sapin et sois cannibale !
Inscription à :
Articles (Atom)